L’Australie, un pays d’opportunités

En 1964, le journaliste Donald Horne sortait un livre intitulé : « The Lucky Country » qui dresse un portrait politique, social et économique de la société australienne.  

Le titre est toujours utilisé aujourd’hui par beaucoup de médias et de personnalités politiques pour décrire l’Australie, tant pour sa météo ensoleillée, son histoire, son style de vie, son faible taux de criminalité ou encore son haut taux d’emploi. C’est pourtant au second degré qu’il faut le prendre et on en comprend mieux le sens réel grâce cet extrait : « Australia is a lucky country, run by second-rate people who share its luck ». Si le ton est assez dur, il traduit l’impression que l’auteur a d’une société qui se repose, selon lui, sur ses acquis. Le pays possède en effet de nombreuses ressources naturelles (fer, charbon, aluminium, uranium, plomb, or etc.) et tout n’a pas encore été découvert ! L’industrie minière est encore très présente notamment en Australie Occidentale comme en témoigne le boom qu’elle a connu en 2009 et dont le ralentissement est d’ailleurs maintenant source de problèmes pour l’employabilité des nombreuses personnes qui y ont travaillé.

C’est donc sur ce ton ironique que l’auteur a voulu mettre le doigt sur un retard culturel, un manque d’innovation et d’ambition dans l’industrie mais aussi sur un entrepreneuriat moins actif par rapport aux autres nations industrialisées. Selon Horne, il fallait revoir les priorités sociales, économiques et politiques du pays pour que celui-ci passe d’un « Lucky Country » à un « Clever Country ». Et si le livre a été écrit il y a un peu plus de 50 ans, ces enjeux sont toujours d’actualité et de nombreux défis sont toujours à relever : l’environnement, les sciences, la santé publique (notamment l’obésité qui ne cesse d’augmenter), l’éducation, les écarts d’inégalités, les challenges face à la mort de certaines industries etc.

Ce constat résonne avec l’image, certainement exagérée, des travailleurs australiens lorsque l’on parle de leur fameuse culture « laid-back ». Et c’est face à cela que la main d’œuvre européenne et étrangère en général, réputée comme plus travailleuse et plus professionnelle, est appréciée par les employeurs. S’il ne faut pas s’égarer dans la caricature, ces clichés sont bien ancrés dans les esprits. Et c’est notamment là, il semble, qu’il y a des opportunités à saisir pour des étrangers motivés, créatifs et qui surtout ont l’ambition de concrétiser leurs idées.  Si certains jobs ne payent plus assez en Europe, ils peuvent être souvent bien mieux rémunérés là-bas (dans la construction ou la restauration par exemple) et les offres d’emploi sont nombreuses. Quand on voit toutes les barrières qui existent chez nous pour l’entrepreneuriat, on remarque que l’Australie est un pays qui est plus flexible et où énormément de choses restent à faire (il ne faut pas oublier que l’Australie est toujours un pays assez « jeune » comparé aux pays européens). Et les possibilités d’y aller sont nombreuses notamment via le très prisé Working Holiday Visa (pour les jeunes jusque l’âge de 30 ans) qui ne doit pas forcément se résumer à cueillir des fruits et barouder dans un van (d’autres types de visas existent comme par exemple le « skilled visa » qui permet, selon les profils professionnels recherchés, de devenir citoyen permanent). C’est aussi une porte d’entrée, moyennant un bon niveau d’anglais, vers un job dans sa branche et l’occasion de développer ses compétences professionnelles à l’étranger.

Et il semble que le moment pour franchir le pas soit idéal puisque le gouvernement belge a récemment entamé des échanges en vue des futures négociations concernant un accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie. Si un tel accord est adopté, il ouvrira la porte à de nombreuses opportunités pour les entreprises belges et il est donc essentiel de s’intéresser, dès maintenant, à la culture, au business et au mode de fonctionnement de la société australienne. La Chine est d’ailleurs en avance sur le vieux continent puisque le ChAFTA (China-Australia Free Trade Agreement) est entré en vigueur le 20 décembre 2015.

3 commentaires sur « L’Australie, un pays d’opportunités »

  1. Salut François,

    Bonne année, bonne santé et surtout bonne continuation de séjour!

    Avec peut-être l’opportunité, à en lire ton article, de trouver une opportunité de travail en Australie?

    Amitiés,

    Benoît

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